ARNAUD VOILLEMONT
Écrivain de Fantasy

Arnaud Voillemont, passionné depuis son plus jeune par la Fantasy, a imaginé et écrit l’univers des Dénaturalisateurs.

Les Dénaturalisateurs sont un groupe de pratiquants de la magie narratorielle, l’art de créer ou de changer les choses au moyen de la parole et des instruments.

Les narrateurs et la période sombre

Au début, alors que la magie narratorielle n’en était qu’à ses débuts, les dénaturalisateurs étaient connus sous un autre nom : les narrateurs. La magie narratorielle n’était alors qu’un art parmi tant d’autres, quoique plus spectaculaire,certes. Les narrateurs utilisaient leurs mots et les instruments rudimentaires de l’époque pour recréer les récits et exploits héroiques des temps passés, comme les mythes et légendes, mais également de l’histoire et même des films contemporains. Rapidement, ils devinrent connus à travers le monde, se positionnant comme la catégorie d’artiste la plus prestigieuse et rentable. Partout où l’on pouvait aller, les gens connaissaient les narrateurs.
Pendant de nombreuses années, les narrateurs n’avaient pas d’entité connu, une organisation ou une agence qui les regroupaient et protégeaient leurs intérêts. Ils étaient surtout des vagabonds, des voyageurs, des artistes en déplacement, offrant leurs services où cela était nécessaire. Malgré les incroyables possibilités de ces adeptes de la magie narratorielle, le travail était rude. Comme toute chose que l’on ne comprenait pas, les narrateurs, autant qu’ils fascinaient par leur art et ses possibilités, autant étaient-ils craint pour ces mêmes raisons.
Ils n’étaient pas rares que les narrateurs étaient chassés des petits villages, où les supersititions étaient déjà bien ancrés. Ils se retrouvaient ainsi plus souvent en ville ou dans de plus grands villages connectés au réseau urbain. Les gens considéraient les narrateurs, à cette époque, comme des êtres contre-nature, hors norme, et étaient traités comme tels.

L’âge d’or

Cette période débuta avec la fondation de l’académie de magie narratorielle, qui offrit non seulement un foyer aux narrateurs, mais aussi une institution les établissant comme des pratiquants d’un art au même titre que tout autre artiste. Grâce à l’académie, les narrateurs florissèrent, leurs nombres grossissants et leur réputation s’améliorant. C’est aussi par le biais de l’académie que l’étude de la magie narratorielle s’approfondissa, conduisant les narrateurs autant que le public à mieux connaître ce phénomène et, ainsi, moins le craindre. La magie narratorielle devint une pratique régulée et encadrée par des règles précises, permettant au public de se sentir plus en sécurité face à face à tout spectacle de magie. Par ailleurs, des évènements de magie narratorielle s’organisèrent auprès de l’académie pour offrir un aperçu de ce que cette magie, et les narrateurs, pouvaient accomplir de façon bienveillante. Les examens de l’académie de magie narratorielle en sont un exemple, ouvert au public pour leur permettre d’apprécier la magie dans un environnement contrôlé et éducatif. Ces spectacles étaient surtout centré autour des récits héroiques, historiques et mythiques, comme la légende d’Hercules, l’histoire de Jeanne d’Arc ou la table ronde et le roi Arthur. Les narrateurs étaient jugés sur l’excellence de leur narration, se voyant à l’exactitude du récit, la qualité des détails et des effets et la continuité parfaite du récit du début à la fin. L’art devint très rapidement un enjeu compétitif pour s’attirer les faveurs du public autant des maîtres de l’académie.
Les narrateurs s’organisèrent en échelons, avec les élèves au plus bas et les maîtres au plus haut.

L’ère des dénaturalisateurs et de l’Arthémis

Commençant peu après les évènements de l’incident de l’examen de Klaus Francdragon, lorsque les narrateurs du monde entier virent que la magie narratorielle qu’ils avaient passé leur vie à étudier pouvait être utiliser autant comme un art que comme une arme. Une grande majorité choisissèrent la deuxième option, créant ainsi un désordre sans précédent à mesure que le plein potentiel de la magie narratorielle se dévoilà. Cette première période de chaos sans nom dura quelques mois, quelques années au plus selon les régions.
Cependant, l’ordre vint une fois de plus s’établir. Des organisations de contrôle et de régulation de la magie narratorielle virent le jour un peu partout. La plus réputé et la plus puissante d’entre elle est l’Arthémis, qui instaura les règles de bases que les autres agences adoptèrent par la suite.